Histoire de G-WADI
Contexte
Objectifs
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Histoire de l’organisation Suite à une décision prise lors de la 15ème session du Programme Hydrologique International (PHI) et à une réunion d’experts internationaux en Décembre 2002, l’UNESCO a donné son appui à la constitution d’un Réseau Global sur la Gestion des Ressources en Eau en Zones Arides et Semi-arides en formant un groupe international d’experts ayant pour mandat de développer le concept, les objectifs et les axes du Réseau. La première réunion à Paris, en Avril 2003, a regroupé 24 participants de 17 pays, représentant des autorités et des institutions de gestion de l’eau en zones arides, l’UNESCO, la FAO, l’OMM, SAHRA, l’AIEA, l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), l’Association Internationale d’Hydrogéologie (AIH), l’Agence Spatiale Européenne (ESA), le programme SudMed et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD).
A l’occasion de travaux de groupes et de sessions plénières, les participants ont abordé les enjeux et les problèmes, et ont proposé un plan de développement qui insiste sur la structure organisationnelle, les statuts des membres, et les liens avec d’autres organisations et acteurs ; identifie les objectifs ; et propose un calendrier de travail.
Dans la Déclaration de Paris qui a résulté de cette discussion intensive et interactive, les participants:
Soulignent le besoin urgent de renforcer la coopération régionale et internationale dans le sens d’un développement durable des régions arides et semi-arides, en établissant G-WADI
Déclarent leur ferme intention de contribuer à la construction de G-WADI, y compris son secrétariat et ses connexions, et de prendre une part active dans la réalisation de ses objectifs et de ses activités, annexés à la déclaration
S’engagent à développer des initiatives pour identifier/obtenir (?) appui nationale et internationale aux moments appropriés pour faciliter le développement et la pérennisation de G-WADI
Encouragent le secrétariat du PHI, l’UNESCO, les centres associés, et les centres régionaux et internationaux concernés à développer cette initiative, en étroite collaboration avec les institutions partenaires dans le monde
Demandent au Bureau du PHI de recommander au Conseil du PHI d’accepter et d’endosser cette initiative comme l’une des activités de développement des capacités du PHI-VI et des suivants
Demandent au Secrétariat de l’UNESCO d’appeler les organisations gouvernementales nationales et internationales, les agences concernées (FAO, AIEA, OMM et les conventions internationales pertinentes) et les financeurs (GEF, Banque Mondiale, Union Européenne) à supporter cette initiative.
Contexte (haut de page)
Les régions arides et semi-arides sont globalement celles qui subissent les plus fortes pressions en termes de production et de gestion de ressources en eau douce. Il est estimé que 80 pays, représentant 40% de la population mondiale, souffraient de graves pénuries au milieu des années 1990 et que les deux tiers de la population mondiale vivront dans moins de 25 ans dans des pays en conditions de stress hydrique, essentiellement en Afrique du Nord, au Moyen Orient et en Asie Occidentale (Geo-3, 2002). Plusieurs pays de cette zone présentent déjà des bilans d’eau déficitaires et des nappes en déclin, tandis que des sécheresses prolongées affectent de nombreux pays et régions semi-arides comme en Afrique Australe, en Chine du Nord, en Inde, sur la côte occidentale de l’Amérique du Sud et en Australie. D’autres régions plus marginales comme l’Europe méridionale et les Grandes Plaines des Etats Unis d’Amérique souffrent également de stress hydrique, de surexploitation des eaux souterraines et de désertification.
Les problèmes de pénurie d’eau sont exacerbés par la croissance démographique, l’expansion des activités agricoles, les augmentations de salinité et les pollutions agricoles et urbaines. Il est admis que cela ne renvoie pas seulement à une question de disponibilité des ressources, mais aussi à une question d’équité dans la gestion de l’eau. De plus, nombre de régions arides sont au cœur de conflits potentiels liés à la pénurie d’eau et il est nécessaire de développer des stratégies pour conforter la paix et la sécurité. L’amélioration de la compréhension scientifique, et la coopération et le partage de données vont dans le sens d’une meilleure gestion de l’eau et d’une résolution des conflits.
Il est plus difficile d’évaluer avec précision le bilan hydrologique en régions semi-arides qu’en pays riches en eau. La pluie est moins prévisible et très variable en intensité et en extension, les événements de crue sont difficiles à quantifier et l’estimation de la recharge des aquifères est particulièrement difficile. Peu de prélèvements d’eau de surface sont quantifiés avec précision, et peu de puits sont mesurés. Il est de plus devenu clair que la plupart de l’eau extraite d’aquifères profonds n’est pas renouvelable à cause d’une surexploitation au delà des niveaux de renouvellement.
Objectifs (haut de pae) L’objectif stratégique de G-WADI est de renforcer la capacité globale à gérer les ressources en eau des régions arides et semi-arides. Son but premier est de construire une communauté globale effective par l’intégration de matériaux choisis issus de réseaux, de centres, d’organisations et d’individus qui deviennent membres de G-WADI. Le réseau promouvra la coopération internationale et régionale dans les régions arides et semi-arides. Les activités initiées au sein du réseau prendront de l’ampleur d’une manière dynamique selon les besoins émergents cohérents avec ces objectifs. Les objectifs spécifiques sont les suivants, G-WADI restant ouvert à de nouvelles initiatives:
1.l’amélioration de la compréhension des spécificités des systèmes hydrologiques et des enjeux de gestion de l’eau dans les zones arides de la Communaute du developpement de l'Afrique Australe
2. le développement des capacités des individus et des institutions
3. une large diffusion de la compréhension de l’hydrologie en zones arides auprès des communautés d’usagers et du public, en particulier comme support à une meilleure gestion
4. un échange d’expériences, en particulier à travers des études de cas
5. un partage de données pour faciliter la recherche régionale et le renforcement de réseaux de données pour permettre une gestion argumentée de l’eau
6. la prise de conscience du potentiel des nouvelles technologies pour la collecte et l’assimilation de données, et l’analyse de systèmes
7. la promotion de la gestion intégrée des bassins versants, et le développement et l’utilisation d’outils appropriés d’aide à la décision
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